
A la manif contre les bains de sang et pour un cessez-feu à Gaza.
Je suis allé unir ma modeste voix aux cris des manifestants. Pour que la terreur qui a assassiné des dizaines de milliers d’innocents, de bombardements en bombardements, dans les camps surpeuplés de réfugiés, soit suspendue. Mon attention fut attirée par Lamia Hafdi, une infirmière en blouse blanche pour Gaza, audacieuse, pleine d’énergie.
Elle distribuait des bracelets aux noms des victimes des bombardements terrifiants de l’armée israélienne.
J’ai éprouvé à son égard de l’estime pour ce qu’elle était. Sans avoir jamais vu mon travail, elle a désigné sa main qui portait un bracelet pour que je la photographie, ce que j’ai accepté d’emblée. Ensuite, je me suis éloigné et grâce à Lamia, il ne me restait plus qu’à photographier des gestes en souvenir des victimes.
C’est mon devoir de citoyen qui n’en oublie pas pour autant celles de l’innommable tuerie du 7 octobre dont la plupart militaient pour la paix. Comment ne pas penser à mes amis libanais et à leur cher pays de nouveau foudroyé ?!
Les horreurs se suivent et se ressemblent, toujours escortées du silence assourdissant des (im)puissants et des parlottes de ces journalistes qui se paraphrasent les uns les autres.
Que de nouvelles qui font mal, qui me scandalisent et m’angoissent. Où trouver encore la force d’entendre et de voir, débordé que je suis par les bombes d’où qu’elles viennent qui écrasent mon coeur.
Quoique je me raconte, je me sens complice par mon inertie, par l’inutilité de mes cris et écrits. Mais que faire ?
Vous, le savez-vous ?
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