LA MAGIE DE VELAZQUEZ : Travers Las Meninas

Las Meninas, Velazquez

Des Diego, j’en aurai rencontré quelques uns dans ma vie, mais les seuls qui font toujours battre mon cœur et que je considère comme des membres de ma famille sont Diego Velázquez et Diego Maradona.

Réchappé non sans mal de l’atmosphère irrespirable du musée de la Reina Sofia où je viens d’accrocher mes œuvres, je me précipite au Prado et, peu après, me retrouve face à Las Meninas. L’effet est physique, instantané. Par sa force, Velázquez me donne un nouveau souffle, il me permet de respirer.

Je me nourris du regard sur moi de l’Infante Margarita, de la beauté complexe du tableau jusqu’au moindre de ses détails, de ce que sa magie révèle : Velázquez ne laisse aucune place à la facilité, à la complaisance. Chez lui, tout est exigence. Je me laisse imprégner par sa grandeur et la puissance de son art qui m’atteint au plus profond du cœur.

Je suis la proie de sa peinture et, à travers elle, de toute la peinture espagnole, de cette peinture née de vrais peintres aussi vraie que la vie. Devant Las Meninas, je me sens métamorphosé, à ma place, pleinement compris.

Dis Abdellah Karroum, Diego Velázquez, tu connais ?

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