D’UNE SITUATION DÉSESPÉRÉE À L’ESPOIR : l’impact de l’article de Soumaya Naamane Guessous sur la Maison de la Photographie dans la Médina (Le360)

Mes admirables mères

Enfin une voix s’élève. J’en ai les larmes aux yeux. Nous, peuple de la médina, n’oublierons jamais ce que Soumaya Naamane Guessous et l’équipe du 360 ont fait pour nous alors même que nous n’avions rien à leur offrir. Ma reconnaissance envers eux dépasse les mots, elle demeure nouée au fond de ma gorge.

J’ose espérer que la publication de cet article contribuera enfin à réparer une injustice flagrante, trop longtemps maintenue dans le silence. Soumaya, fille de la médina, porte en elle la vérité de notre réalité. Elle parle notre langage, celui de la sincérité et de la dignité, loin des flatteries habituelles, loin du vernis de ceux qui se parent du titre de “culturels” sans jamais avoir connu la culture du peuple.

Mon expérience me l’a appris : dans ce pays, la grande majorité des femmes est irremplaçable. Ce sont elles qui  prennent des risques, qui dégagent les chemins même quand tout semble fermé. Dans ma ruelle, j’ai vu des mères rallumer la lumière alors que l’électricité était coupée, des femmes debout, sans complaisance, sans phrases creuses.

Mes admirables mères

À l’opposé se tient Qotbi — le cruel, insatiable, rongé par une ambition qui n’a jamais servi que lui-même. Il n’a rien à offrir sinon la vide de son discours et l’arrogance de son pouvoir. Il veut être tout le monde à la fois.

Peu voient la noirceur de son esprit ; elle m’est apparue avec une clarté implacable au cours d’une présumée ‘collaboration’. Comme il louchait sur la Maison de la Photographie, lui qui ne met jamais les pieds dans la médina, je l’ai aperçu, un jour, éperdu, perdu, à la recherche de la ruelle qui le mènerait à la Maison de la Photographie. Non par intérêt culturel, non. Par appétit. Par volonté d’emprise. Par désir d’appropriation.

Président-souverain autoproclamé de la Fondation des Musées, il n’a jamais assumé sa responsabilité. Il a refusé, obstinément de jouer son rôle au bénéfice de l’ombre où se loge son pouvoir solitaire. Son cœur ne bat ni pour l’art ni pour le patrimoine ni pour les gens de notre pays. Il ne bat que pour lui-même.

Cette fois-ci J’espère qu’il n’osera pas menacer la rédaction 360 et me traiter de fou comme il l’a déjà fait auprès de VH magazine.

 

Mes admirables mères

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