Maison de la Photographie : pourquoi je porte désormais l’affaire devant la justice

Lettre ouverte à mes amis des réseaux sociaux

Non, je n’importunerai pas Sa Majesté par une lettre ouverte. Mais j’en écrirai une pour le Vice-Roi, qui ne pourra pas dire qu’il ne savait pas.

Non, je n’oublierai jamais le courage de ma digne mère. Je ne baisserai pas les bras, je ne céderai pas. Je me sens chargé d’une dette écrite sous ma peau — pour nos jeunes — et je continuerai à combattre cet ennemi du peuple, ce fléau des artistes, pour qui en dehors de lui aucun artiste n’existe.

Je le cite, à propos de la Maison de la Photographie : « c’est une milodie, ci historique, Tadao Ando si le plis grand architict du monde » — avec cette voix fallacieuse qui me répugne et ne formule même pas un français correct. Bavardage vide.

Je me suis fait un sermon dont rien ne peut me délier : j’amènerai devant la justice l’ingratitude et l’injustice de cet homme, une vérité trop connue de mon peuple.

Bientôt, devant le juge, tu te défendras d’avoir voulu me dérober la Maison de la Photographie, et tu accuseras ceux que tu as fait signer en prétendant qu’ils t’ont contraint. Ose donc comparer ce que j’ai enduré et ce que tu as fait. Comme un loup blanc dans la bergerie, tu es venu défaire, détruire mon projet — mais l’histoire retiendra tes flagrants délits.

Moi, je suis le fils des ruelles de mon pauvre quartier. Et c’est pour les jeunes sans avenir, oubliés, qui souffrent du chômage et de la misère, ceux qu’on n’a jamais cessé de nier, que je me bats.

Tu as commis une faute irréparable. Tant qu’il est temps, retire-toi. Mon projet n’est pas pour toi ni pour ceux qui gravitent dans les mêmes cercles d’apparence, qui font partie des mêmes familles influentes, étrangers à ma médina. Tu n’as aucune ambition pour nos jeunes — tu les méprises.
Tu as manœuvré pour me voler mon projet. Quels que soient les arguments que tu distilles, tu as poussé le bouchon trop loin. Tu t’es même rendu dans les locaux d’un magazine pour menacer un rédacteur en chef qui avait publié un article sur mon travail, et me traiter de fou.

Tous les acteurs culturels le subissent — absolument tous — et personne ne prend position, tellement il leur fait peur. La moralité est le dernier de ses soucis.

Quand à ceux qui savent ce que j’ai accompli pour que naisse la Maison de la Photographie au coeur de ma médina d’enfance, centre de formation et d’émancipation, qui voient ce qu’ils voient aujourd’hui et restent bouche cousue, l’histoire retiendra qu’ils ont été les complices de cette offense à la justice. Que ces hommes sans courage sachent que le voleur finit toujours par se voler lui-même et se  piéger lui-même — parce qu’il surestime son pouvoir et n’en a jamais assez.

Ce manipulateur ne m’a laissé aucun choix. Il ne m’a rien épargné, pas même la honte de devoir m’adresser à la justice française plutôt qu’à celle de mon pays d’origine — moi qui n’ai jamais songé à aller en justice, moi qui voulais transmettre mes archives et mon savoir aux jeunes de mon pays.

La Maison de la Photographie, c’est d’abord un lieu de formation pour notre jeunesse. Lui la transformera en vitrine pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans mon quartier et n’ont aucun lien avec la Médina. Tous ces inutiles de l’extérieur nous envahiront.

Non seulement il m’a spolié de mon projet, mais il en a piraté jusqu’aux mots  de présentation — lisez son communiqué de presse.

L’inauguration est officiellement annoncée pour aujourd’hui, 23 juin 2026.
Il a donné l’ordre d’effacer mon nom, comme il l’a imposé aux journalistes  qui s’exécutent sans broncher.

Surprise ! mon nom figure sur la liste des photographes exposants — sans que j’aie été contacté, informé ni consulté. Je n’ai donné aucun accord pour participer à cette exposition. Je n’ai cédé ni prêté aucune de mes œuvres. Cette manœuvre grossière vise manifestement à me faire apparaître comme participant consentant à un événement que je n’ai pas validé. C’est une nouvelle violation de mes droits, qui s’ajoute à l’appropriation du projet lui-même.

Qui a écrit ce projet ? Qui a trouvé le terrain ?  C’est grâce à la nature de ma propre démarche d’artiste, proche de la sienne – selon lui – et de mes relations personnelles que Tadao Ando a accepté d’en être l’architecte de mon projet. C’est moi qui ai financé tous mes voyages au Japon. C’est moi qui ai présenté le projet à Sa Majesté, l’ai convaincu de son intérêt et obtenu le soutien de Sa fondation. 

Si tu espères me faire peur, tu te trompes d’homme. Je ne crains que Dieu.

Même s’il raconte à qui veut l’entendre qu’il est puissamment soutenu, même s’il se croit au-dessus de la loi, inattaquable — je sais qu’il a une peur bleue d’être découvert pour ce qu’il est. Sans savoir rien faire, il fait croire qu’il sait tout faire. Et ça marche. Ce qui en dit long du niveau culturel de  ceux qui lui laissent le champ libre, faute de culture. 

Aujourd’hui, j’ai sauté le grand pas. Je ne suis plus seul. Je suis accompagné par un homme intègre et solide au combat pour la justice : Maître Pierrat.

Maitre Pierrat est d’abord maitre de lui même, il n’est pas la voix de son maitre comme certains de nos avocats  qui ont refusé mon dossier par peur de la malédiction Qotbi

Devant la justice française, le vernis finira par craquer. Ses connexions ne pourront rien pour lui. Il subira une défaite cuisante. Tandis que moi, grâce à l’œuvre de justice de Maître Pierrat, je sortirai enfin de ce long cauchemar — et je redeviendrai moi-même.

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