
Suite de cette lettre ouverte :
« Belle plume, beau papier, très belle expo, » permets-moi d’abord de saluer la richesse de ton vocabulaire professionnel.
La fausse victimisation et l’esquive des faits
Quant à ta contre-attaque, à trop vouloir esquiver les faits et réduire ma réaction à l’expression d’une haine personnelle présumée, tu ne mesures pas la grossièreté de ces accusations qui te transforment en victime juste parce qu’à énoncer les faits, j’ai effleuré la vérité.
Il faudra bien qu’un jour, quelqu’un te rappelle ce qu’est le respect d’une œuvre, qu’on t’explique ce qu’est le métier de critique d’art, à défaut, de directrice d’une revue qui s’en revendique la spécialiste. Même si ce dernier point est peine perdue car je sais, à présent, que les personnes qui ont les yeux pour voir mon travail se comptent sur les doigts d’une main et tu n’en n’es pas.
A cet égard, ton attitude depuis le début et pas seulement ta réponse à ma lettre ouverte, ne me surprend pas.
Le rôle dévoyé d’un magazine dit “partenaire”
Admets-le tout simplement, tu n’as pas fait ton boulot de « partenaire » de mon exposition au Musée de Sa Majesté.
Un mois après son ouverture, rien d’autre que ce dérisoire entrefilet.
Tu prétends qu’à la rentrée, « un beau papier » était prévu…
Tu me l’agites sous le nez comme une carotte sous celui d’un lapin mais je n’en suis pas un.
Et qu’est ce que cela veut dire ?
Dans mon dos, sans m’en informer ?
Il y a quelques années, souviens toi, nous étions dans mon atelier de la médina et je t’ai expliqué que si tu décidais de publier, un jour, un portfolio sur mon travail, je n’accepterais pas que tu me mettes devant le fait accompli. Un tel projet se réalise toujours en collaboration. Prends exemple sur le VH Magazine.
En réalité et tu le sais, personne de ton équipe n’est capable d’élaborer un dossier approfondi sur l’artiste inclassable que je suis, dont l’œuvre ne se laisse entr’apercevoir qu’à celui qui ose y plonger de tout son être, sans filet, loin des paraphrases et autres emprunts factices aux auteurs antérieurs.
Un milieu culturel puissant mais creux
Les questions de classe, religion, couleur de peau ou nationalité ne m’intéressent pas, mon travail l’exprime assez fort et en termes clairs depuis toujours.
Selon moi, tu n’as rien d’une bourgeoise, tu en es juste le mime et une gratteuse de subventions. Ton époux t’a acheté ce magazine pour un dirham symbolique, une rente à vie sous couvert de culture, et tu pleurniches ?
Tu voudrais que je m’apitoie, pardon, que ton lectorat s’apitoie sur ton sort ? Quelle indécence!
Personne n’a besoin de ta revue.
Il n’empêche, c’est toi qui ramasse les subventions, non les artistes de la place Jamaa el-Fnaa à Marrakech.
Eux n’ont rien pour survivre. Ils ont enrichi et fait connaître leur ville dans le monde entier, ils sont notre « Patrimoine universel » et, pourtant, ils vivent dans le dénuement.
Aucun d’eux ne passe ses vacances en Espagne.
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Voici la réponse de la fondatrice-directrice :

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