Le Poids des Mères et l’Absence de Reconnaissance

Chez nous, le sort des mères est ancestral, immuable. Il ne change jamais. Non seulement le poids de leurs enfants repose sur leurs épaules, mais aussi celui, plus lourd encore, de leurs pères. Pas seulement qu’elles savent tout de la vie, tout de la fatigue, mais elles assument leur destin avec une dignité silencieuse malgré leurs difficultés. Elles trouvent encore

Pavillon marocain : un mort-né dérivant dans les eaux saumâtres de Venise

Décidément, trop, c’est trop ! Je suis tombé de ma chaise, je n’en reviens pas.  Plus c’est gros, plus ça passe — même si j’avais deviné qui avait monté le coup, même si je savais qu’il se moque du monde et qu’il a toute une gamme d’embrouilles. J’étais estomaqué. Et qui connaît Qotbi le Cruel, Président-Souverain, sait exactement de quoi

D’UNE SITUATION DÉSESPÉRÉE À L’ESPOIR : l’impact de l’article de Soumaya Naamane Guessous sur la Maison de la Photographie dans la Médina (Le360)

Enfin une voix s’élève. J’en ai les larmes aux yeux. Nous, peuple de la médina, n’oublierons jamais ce que Soumaya Naamane Guessous et l’équipe du 360 ont fait pour nous alors même que nous n’avions rien à leur offrir. Ma reconnaissance envers eux dépasse les mots, elle demeure nouée au fond de ma gorge. J’ose espérer que la publication de

LETTRE OUVERTE à la journaliste Mme Zineb Ibnouzahir, suite à son enquête sur le projet avorté de la Maison de la Photographie – Médina de Casablanca ou la chronique d’un abandon par ceux qui prétendent la servir

Madame, Soyez remerciée d’avoir offert à vos lectrices et lecteurs l’occasion de découvrir le sort cruel et profondément injuste réservé à un projet né dans la médina, pensé pour la médina, conçu par un enfant de ses ruelles devenu artiste. Depuis mes premiers pas dans ce labyrinthe d’odeurs, de cris, de lumières et de pauvreté assumée mais digne, je n’ai

ENCORE UNE VOLTE-FACE PARTISANE : celle de trop?

Alors que l’Institut du monde arabe devrait être un lieu de dialogue et d’ouverture, son président Jack Lang choisit la partialité. Sa prise de position récente révèle, plus qu’une dérive personnelle, une trahison morale et culturelle. Je n’ai pas les mots pour qualifier le poste récent de Jack Lang, commandeur malgré nous de notre patrimoine ; mes mots seraient trop

ESTHER, MA SŒUR CADETTE : Attachement d’une Juive Marocaine pour Notre Pays

  À peine venais-je d’entamer mon tour de la brocante des Buttes‑Chaumont, qu’un groupe de jeunes juifs vient à ma rencontre. Parmi eux, une jeune fille au sourire radieux éclatant de jeunesse et de simplicité…, qui s’adresse à moi sans détour et insiste pour que je lui achète un portrait de notre Souverain et un drapeau de notre pays. Surpris

LETTRE OUVERTE À MONSEIGNEUR CRISTOBAL LOPEZ

Une lumière s’est éteinte. En ce jour où l’amertume s’acharne à me submerger, je voudrais vous témoigner mes plus sincères condoléances et partager votre peine à ma façon. Je n’en ai qu’une : me souvenir. Ainsi, dès que Sa Sainteté, à vos côtés, est apparue dans la cathédrale Saint-Pierre de Rabat, j’en témoigne, il a rayonné sur les fidèles comme

VOYAGE DANS L’HORREUR D’AUSCHWITZ-BIRKENAU : 27 Janvier 1945 – 27 Janvier 2025

Il y a plus d’une trentaine d’années, alors que je photographiais les squelettes des scavis d’Ercolano près de Naples, ville que j’aime comme un fou, me tombait entre les mains le livre de Primo Levi : Si c’est un homme. Dès les premières lignes, mon coeur s’était serré, soudain submergé de tristesse et d’angoisse. Le seul fait d’y repenser aujourd’hui ravive mon

HÉRITAGE MAROCAIN AU-DELÀ DES FRONTIÈRES – Une leçon d’histoire par hasard !

Lorsque j’entre dans le cabinet du Professeur Cardio, ma surprise est grande de découvrir un portrait de nos trois Rois, Mohammed V, Hassan II et Mohammed VI. Aussi, à la fin de la visite, ma curiosité me pousse à lui demander : – Professeur, vous avez un nom à consonance fassi, êtes-vous de Fès? – Je suis de Djellil. Mes ancêtres étaient

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